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Tristesse et bouffe, cure possible !!!

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th (1)Tant les scientifiques que les médias nous répètent que les émotions et la bouffe sont intrinsèquement liées. Combien de fois a-t-on vu un personnage à la télévision la cuiller dans la crème glacée manger ses émotions que ce soit en peine d’amour, en blessure d’amitié, en propos disgracieux super douloureux à vivre !

Aux États-Unis, des études sur les comportements d’individus vivant une grande tristesse seraient enclins à acheter multitude de bidules et vêtements futiles non nécessaires mais surtout consommeraient beaucoup plus d’aliments gras et sucrés que d’autres qui se sentent heureux.

Le plus récent de ces rapports cliniques présente une analyse exhaustive sur ce type de comportement. On démontre plus particulièrement que le non conscient prendrait contrôle total sur nos émotions. Super exalté, vite on se fout de tout. La quête du confort hédonique ne briserait pas le lien tristesse/surconsommation. Au contraire. S’y ajouteraient des sentiments de culpabilité et de sautes d’humeur toxiques. Ce qui entraînerait la personne en état de tristesse dans un cercle vicieux parfois sans issu serein.

À partir du principe que la reprise de contrôle sur certains malaises comportementaux exige la notion de choix, on a donc testé des gens tristes en leur offrant deux objets simples mais opposés : une barre de chocolat versus un stylo bille.

Peu importe leur choix (la plupart ont pris le chocolat), c’est le comportement à court et moyen termes qui a surpris. Ceux ayant eu à faire un choix ont été moins excessifs dans leur consommation que les autres obligés de prendre la barre de chocolat.

Pour l’équipe de recherche, ce n’est pas la barre de chocolat qui a fait la différence mais la manière dont elle a été obtenue. Le principe de choix a donc fait toute la différence.

En conclusion, ces données scientifiques apportent enfin des pistes de guérison aux personnes atteintes de tristesse passagère très sévère. On croit que ces résultats pourraient intervenir significativement dans la lutte contre le surpoids et  l’obésité.

Ces dernières années, les grandes surfaces d’alimentation ont franchi une étape importante dans cette direction. De plus en plus de commerçants mettent en évidence des produits attrayants et savoureux à teneur calorifique allégée. Et ils y trouvent profit. L’industrie de l’alimentation sait que le produit santé devient une préférence incontournable des jeunes faisant déjà partie de leurs clientèles.

Les stratèges en marketing s’inscrivent dans cette mouvance du changement d’habitudes. On s’oriente vers la consommation santé. Nombre de restaurants et chaînes de restauration emboîtent le pas. Le burger coupe dans le gras. Les frites ne sont plus saisies dans l’huile graisseuse. Et les restaurants fine cuisine présentent des repas santé qui plaisent.

Cela ne coupera peut-être pas définitivement le lien tristesse/consommation mais l’offre d’un choix appétissant et satisfaisant permettra à toute personne triste de maintenir le contrôle pendant la durée de ses moments graves cependant temporaires qui surviennent en cours de vie.

Liens : http://www.phys.org     http://www.psychologytoday.com

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