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La science veut tout savoir tout connaître sur le cannabis

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th (74)De sa plus belle fleur jusqu’à son plus petit grain, la colonie scientifique mondiale veut tout savoir tout connaître sur le cannabis. Nommé mari/marijuana, nommé pot, nommé herbe, nommé « ganja », légale, illégale, redevenu légal sous haute surveillance, ce chanvre a conservé des secrets médicinaux extraordinaires par delà ses longues vies. Et certaines assez rocambolesques dans l’histoire de l’humanité.

Ainsi on a trouvé du cannabis dans des sarcophages et divers tombeaux quelques uns en Sibérie datant plus de 3 000 ans avant notre ère. La Chine ancienne l’a intégré dans sa médecine communale. Aux États-Unis, jusqu’au milieu du XIXè, le cannabis était aucunement interdit. George Washington en cultivait près du Mont Vernon. Les apothicaires nord-américains et européens s’en sont servi dans leurs potions miracles. Cela n’est pas sans rappeler la « pincée » de cocaïne dans la recette originale du Coka Cola, commercialisé d’abord en sirop contre la grippe.

De nos jours, le cannabis et certains de ses dérivés – nouveaux ou réinventés – sont intégrés dans les médications douces. On les prescrit comme analgésique, anti-émétique, broncho-dilatateur, anti-dépresseur ou encore anti-inflammatoire. Certaines composantes ont permis la guérison de cas lourds du hoquet. Nous connaissons depuis longtemps leur rôle apaisant sur les souffrances des malades atteints de différents cancers devant se taper une médication aux effets secondaires parfois plus éprouvants que la maladie elle-même.

Quelle est la composition intégrale de cette plante dont les richesses en fibres varientth (100) considérablement suivant le climat du pays où on la cultive ? Combien d’éléments chimiques et naturels possède-t-elle, les impacts respectifs de chacun sur le fonctionnement du corps humain ?

La biodiversité médicinale du cannabis serait selon plusieurs porteuse d’éléments guérisseurs significatifs entre autres pour la sclérose en plaques, le psoriasis, les syndromes post-traumatiques, la démence, la schizophrénie, l’ostéoporose et la sclérose latérale amyotrophique (maladie de Lou Gehrig). Ce sont les attentes auxquelles aspirent les équipes multidisciplinaires d’ici et d’ailleurs qui s’affèrent à mieux définir l’entièreté du mystérieux cannabis.

En 1992, des neuroscientifiques israéliens ont permis de franchir une étape extraordinaire en isolant la substance chimique produite par le corps humain de type cannabis THC – l’anandamide. Celle-ci fait partie du groupe des cannabinoïdes – identiques au cannabis – lequel groupe interagirait avec une neurologie réseau similaire à celle de l’endorphine, de la sérotonine et de la dopamine.

Les scientifiques croient que les trésors médicinaux les plus précieux du cannabis sont à venir. Grâce à sa versatilité, sa convivialité, il se transforme efficacement en un supplément/complément indispensable dans des médications légères ou lourdes et ce pour un nombre toujours grandissant de maladies physiques et mentales.

Aide-mémoire :

1) Le cannabis très riche en résine est le chanvre médicinal (incidence sur l’activité physique) et psychotrope naturel – (incidence sur l’activité cérébrale).

2) Le cannabis riche en fibres mais pauvre en THC est le chanvre industriel et agricole – tissus, matériaux de construction, cosmétiques, isolation phonique, thermique, huiles, cordages, litières, papeterie, alimentation, agrocarburants,

3) Le cannabis avec THC (tétrahydrocannabinol) est le chanvre récréatif.

Sources : http://www.ImReview.com             http://www.weizman.ac.il             http://www.cmcr.ucsd.edu

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