Copyright © 2014-2021 Murielle Gagné Journaliste/Freelance

La couche d’ozone officiellement en mode « guérison totale »

Archives

thFini l’appauvrissement de la couche d’ozone au-dessus de l’Antarctique. Lentement mais sûrement, celle-ci se refait une santé, reprend du volume, régénère ses filtres uniques, protecteurs indispensables contre les nocivités des rayons solaires ultraviolets. L’ozonosphère, clé de vie sur terre, est officiellement en mode guérison.

Ce constat des plus attendus et significatifs est rapporté dans le Science Journal de juin 2016. De longues années d’observations par des équipes de recherches en météorologie de divers pays sous la direction de Susan Solomon, professeure/chercheure en sciences atmosphériques planétaires au MIT.

Tous les soubresauts internes et en périphérie de la fameuse brèche dans la couche d’ozone de l’Antarctique ont été scrutés. À l’aide de ballons senseurs, satellites météorologiques et autres instruments haute performance, une série de rapports séquentiels ont été produits, vérifiés et certifiés. Ceux-ci s’étalent sur une période de 15 années.

La méga surveillance, amorcée en 2000, confirme que la couche d’ozone en Antarctique se remet d’une sérieuse anémie. La taille de son « fameux trou » a atteint jusqu’à 29,9+ millions de km carrés ou 11,5+ millions de milles carrés. Il affiche actuellement une résorption curative de 4+ millions de km carrés ou de 1,5+ million de milles carrés. La surface des États-Unis d’Amérique.

Un recouvrement complet de ses propriétés originales est prévu d’ici 2030, au plus tard 2040. Ce faisant, on anticipe qu’une ozonosphère pleine santé sera plus résistante et augmentera même en superficie.th-80

C’est dans les années 1950 qu’on note une carence dans la couche d’ozone en haute atmosphère du côté de l’Antarctique. Plus tard, entre 1970 et 1980, les scientifiques observeront à l’aide d’instruments air/sol sophistiqués que sa densité diminue de façon alarmante et se dessine une ouverture en expansion constante.

Dès lors, on entreprend une succession d’analyses des facteurs atrophiant connus. D’abord, les th (99)mouvances des volcans. En éruption, ils produisent des quantités abondantes de dioxyde de soufre et autres éléments destructeurs qui envahissent la haute atmosphère. Il y a aussi les comportements de l’autre ozone, celui circulant en basse altitude. Il maintient un degré de toxicité passablement élevé, des plus nuisibles à la qualité de l’air de première ligne. De là, les variations d’effets de serre parfois durement ressentis. Les manifestations climatiques extrêmes perturbent également l’équilibre de la stratosphère.

Donc, en l’absence d’une couche d’ozone saine en haute atmosphère – 20 à 40 km en altitude – il y a menace de survie sur la terre, sauf dans les profondeurs des océans où il n’y a trace d’ozone.

Selon les spécialistes, les mécanismes de guérison de la planète auraient été difficiles à réunir sans la collaboration soutenue de l’ensemble de ses populations. La lutte environnementale collective a débutée en 1987, année de la signature du Protocole de Montréal. Les nations participantes ont non seulement élaboré une politique d’intervention universelle mais l’ont mise en pratique dans leur communauté threspective. Les prémices étant les mêmes pour tous : freiner l’utilisation de produits chimiques et stopper leur production.

Grâce à l’implication des industries locales, nationales et internationale s’est enclenchée l’élimination progressive de produits contenant des substances nuisibles telles les chlorofluorocarbures ( CFC ), puissants gaz à effets de serre, et les halons présents dans les composantes des appareils ménagers, aérosols, pesticides et autres produits dont ceux servant au nettoyage à sec.

Rappelons que les chlorofluorocarbures affectent l’ADN. Des conséquences directes sur la santé humaine : augmentation de certains cancers dont celui de la peau, maladies des yeux particulièrement des cataractes, diminution du système immunitaire. Également sur la flore : effets dommageables sur la qualité et la quantité de nombreux types de cultures. Quant à la faune, on retient des dérèglements sur les cycles de reproduction et la chaîne alimentaire de l’océan mondial.

Les communautés scientifiques rendent hommage à la détermination de l’humain pour avoir réussi à se débarrasser d’un groupe de molécules hyper menaçantes. On n’a aucun doute sur l’impact positif des gestes posés individuellement et ce, au quotidien. La conscientisation universelle des 3 dernières décennies a eu comme conséquences des changements majeurs dans la consommation et la fabrication des produits utilitaires. Ce qui a amené la planète à trouver son mode « guérison » et assainir son ozonosphère, le coeur de la vie sur terre.

http://www.eapsweb.mit.edu/

http://www.news.nationalgeographic.com

http://www.notre-planete.info/environnement/trou-couche-ozone.php#solutions

Marqué : ,

Catégories

Archives

Journaliste/Freelance

Follow S C I E N C E S . . . en bref on WordPress.com